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Dossier Japon n°4
Le Sumo

      L'origine des arts martiaux est très ancienne. D'ailleurs, la démarche spirituelle, voire religieuse, en fait partie intégrante. Les arts martiaux se sont surtout développés à partir du XIIème siècle avec le régime féodal des seigneurs de la guerre, s'inscrivant dans la tradition samouraï. C'est pour cette raison que l'empereur Meiji s'employa à les interdire ou à limiter leur influence, et que le régime néomilitariste du tournant du siècle entreprit de réhabiliter. A nouveau proscrits après la défaite de 1945, ils sont vite réapparus tant ils sont composante essentielle de la culture nippone.

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1) UN ART MARTIAL
Sumo n°1
2) HISTOIRE DU SUMO
      Le sumo est sûrement la forme la plus populaire et la plus nationaliste des arts martiaux. La légende attribue au sumo l'origine de la race japonaise. Le dieu du Courage battit au sumo le chef d'une tribu rivale et sa victoire établit la prépondérance du peuple japonais sur ces îles. Ce sport traditionnel remonte à plus de 1500 ans. A l'époque Nara, les grands tournois de sumo avaient lieu dans l'enceinte des sanctuaires shinto et étaient accompagnés de danses et de musique sacrées. Ils participaient aux rites de la cour impériale. Toutes les prises et tous les coups étaient permis. Avec l'instauration du Bakufu à Kamakura, le sumo devient un art militaire et les samouraï l'utilisèrent pour augmenter leurs forces. Une fois la paix intérieure revenue, à l'époque d'Edo, le sumo devint un sport national destiné à divertir la nouvelle classe des marchands.
Chaque combat de sumo est précédé du dohyo-iri, cérémonie au cours de laquelle le grand champion exécute des exercices rituels.
3) REGLES, RITUEL ET REGIME
a) Règles
      Le ring - dohyö - est fait d'argile et couvert d'une fine couche de sable. Au-dessus, un petit toit en bois suspendu par des câbles, évoque la toiture des sanctuaires shinto. Le combat a lieu à l'intérieur d'un cercle de 4,55 m de diamètre délimité par des cordes en paille. Le vainqueur est celui qui réussit à faire toucher le sol à son adversaire par une partie quelconque du corps à l'exception des pieds, ou à le projeter hors du dohyö. La durée du combat n'est pas limitée, mais elle dépasse rarement vingt secondes. De même, aucune limite de poids n'est fixée et un lutteur peut se retrouver face à une masse de chair pesant 100 kg de plus que lui.
b) Un rituel immuable pour ces lutteurs demi-dieux
      Chaque combat se déroule selon un rituel immuable mélant le sacré et le profane. Le match est précédé de la parade d'ouverture au cours de laquelle les champions forment un cercle sur le ring en exhibant leurs tabliers de soie   richement brodée   pouvant   coûter   jusqu'à 80.000 F (» 13.300 euros). Ils laissent ensuite la place au grand champion, le yokozuna accompagné de deux lutteurs.
Fuchima.
Sumo n°2